Hello hello,
J'ai lu avec attention le dernier article du Blog (ici). Premier commentaire: je suis bien d'accord avec cette analyse extrêmement complète. Très bien vu.
Après, je suis très surpris qu'un contrat avec ce scope soit donné à autant de sociétés, d'autant plus qu'ATOS (enfin, ATOS il y a 1 an ou 2) aurait très bien pu couvrir tout le scope tout seul.
Donc, la décision de le confier à ATOS (plus Sopra, Airbus et Unisys comme sous-traitants) et Léonardo en consortium est très bizarre. La plupart des clients évitent un montage aussi compliqué car gouvernance et exécution sont alors assez compliqués.
En général, le schéma est: 1 prime (qui signe le contrat et fait l'admin + une partie du bout) + une nombre faible de sous-traitants pour le scope que le prime ne peut pas effectuer.
Mais là où c'est intéressant, c'est que les organisations européennes ou non gouvernementales ont très souvent (je sais pas si c'est le cas, ici) des obligations de ne pas renouveler un marché à un fournisseur existant (juste les extensions si applicables).
Comme Airbus était l'ancien fournisseur, j'interprète le choix du montage comme suit:
- On fait un montage avec les 2 meilleurs spécialistes et mieux disants, Unisys + Sopra
- On met Leonardo pour la partie militaire (en ce moment, pas du luxe), qui a probablement fait une grosse colère et indiqué qu'il ne bosserait pas comme sous-traitant d'ATOS. Donc partenaire.
- On met un peu d'Airbus pour ne pas trop foutre le boxon dans la transition (ancien fournisseur)
- On fout ATOS comme prime (Airbus ne peut plus l'être) et si malheur arrive à ATOS, on remet Airbus à sa place, tout roule. Aussi, Macron a probablement imploré qu'il y ait un peu à bouffer pour ATOS, car en fait, les autres n'ont pas besoin d'ATOS.
Donc, oui, ATOS n'a que des clopinettes comme revenu là-dessus, ça c'est sûr. Et il fait en plus, comble de la honte, le porte nom d'Airbus. Bref, pas glorieux comme contrat, avec en effet, non seulement pas mal de gonzes au banquet, mais surtout un ATOS cantonné au menu enfant
PS: ah oui, comme j'ai fait partie d'une charrette ATOS il y a quelques mois, je suis en recherche.
Et je trouve cette annonce en France.
Ce que j'ai rigolé.
J'ai lu avec attention le dernier article du Blog (ici). Premier commentaire: je suis bien d'accord avec cette analyse extrêmement complète. Très bien vu.
Après, je suis très surpris qu'un contrat avec ce scope soit donné à autant de sociétés, d'autant plus qu'ATOS (enfin, ATOS il y a 1 an ou 2) aurait très bien pu couvrir tout le scope tout seul.
Donc, la décision de le confier à ATOS (plus Sopra, Airbus et Unisys comme sous-traitants) et Léonardo en consortium est très bizarre. La plupart des clients évitent un montage aussi compliqué car gouvernance et exécution sont alors assez compliqués.
En général, le schéma est: 1 prime (qui signe le contrat et fait l'admin + une partie du bout) + une nombre faible de sous-traitants pour le scope que le prime ne peut pas effectuer.
Mais là où c'est intéressant, c'est que les organisations européennes ou non gouvernementales ont très souvent (je sais pas si c'est le cas, ici) des obligations de ne pas renouveler un marché à un fournisseur existant (juste les extensions si applicables).
Comme Airbus était l'ancien fournisseur, j'interprète le choix du montage comme suit:
- On fait un montage avec les 2 meilleurs spécialistes et mieux disants, Unisys + Sopra
- On met Leonardo pour la partie militaire (en ce moment, pas du luxe), qui a probablement fait une grosse colère et indiqué qu'il ne bosserait pas comme sous-traitant d'ATOS. Donc partenaire.
- On met un peu d'Airbus pour ne pas trop foutre le boxon dans la transition (ancien fournisseur)
- On fout ATOS comme prime (Airbus ne peut plus l'être) et si malheur arrive à ATOS, on remet Airbus à sa place, tout roule. Aussi, Macron a probablement imploré qu'il y ait un peu à bouffer pour ATOS, car en fait, les autres n'ont pas besoin d'ATOS.
Donc, oui, ATOS n'a que des clopinettes comme revenu là-dessus, ça c'est sûr. Et il fait en plus, comble de la honte, le porte nom d'Airbus. Bref, pas glorieux comme contrat, avec en effet, non seulement pas mal de gonzes au banquet, mais surtout un ATOS cantonné au menu enfant
PS: ah oui, comme j'ai fait partie d'une charrette ATOS il y a quelques mois, je suis en recherche.
Et je trouve cette annonce en France.
Ce que j'ai rigolé.