Call Paul Saleh avec les managers

wyoui

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Merci @map pour le transcript.

Ce call est tout simplement hallucinant.

On y lit que presque 3 ans après l'annonce de la restructuration qui a déjà coûté 1 Md€, le CEO admet que les managers ont raison quand ils disent que les procédures de validation des deals sont trop lourdes, qu'il y a trop d'intermédiaires. Ensuite, on apprend qu'il n'y a aucun plan mis en place pour "markéter" Eviden que personne ne connaît. Et en chemin, on découvre que les sales de TFco et Eviden se marchent sur les pieds pour avoir les commissions.

Mais qu'ont-ils restructuré en 3 ans ? A quoi a servi le milliard ?
Il reste moins de 2 ans à Eviden pour sortir 12% de MOP. Moins de 2 ans à TFco pour être à 6%.

Sans parler du début lunaire où les managers supplient le CEO de leur écrire une bristol sur les éléments de langages à adopter. Mais bordel, tu aurais déjà du avoir cette fiche préparée et envoyée AVANT le call.

C'est du pure délire cette boîte. Tu imagines un call de cette nature chez Total, LVMH etc. avec un tel niveau d'amateurisme ? En mode : "heuuu on a pas trop révisé, mais on va revenir vers vous dans 15 jours pour vous proposer des trucs".

Et le passage sur les banques est priceless. Pour rappel, P. Saleh, CFO à l'époque, nous disait en Août 2023 (il y a 6 mois) : "nous avons déjà des retours très positifs de nos banques pour ré-échelonner la dette". 6 mois plus tard, personne veut financer sans une vente de BDS à minima. Les banques vendent leurs créances à 50% du nominal.

Mais quelle bande de FDP, et Paul Saleh le premier.

Courage aux actionnaires long, je ne vois pas vraiment quels arguments permettent encore de se réconforter pour garder ses actions.
 
Dernière édition:

chasteaux

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non moins hallucinant : le goodwill
and so where the stock Price is today , we may have to white it off ( even syntel )

about major impairment on february 29th

le problème c'est qu'il y a plus de 5 Milliards de goodwill (5154 millions au 30 juin 2023)
 

chasteaux

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Procédure de sauvegarde
elle arrive en troisième phase après la médiation (mandataire adhoc) , et la consolidation (mandataire nommé par le tribunal de commerce)

Mais , pas d' inquiétude,Selon Paul Saley , la sauvegarde, mesure de protection c'est cela :
La société existe toujours mais la structure du capital est réorganisée
C'est une forme de structure de capital dans laquelle les détenteurs de dette deviennent propriétaires et leurs obligations sont réduites

et les anciens actionnaires sont...... Atomisés
 

teemo123

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non moins hallucinant : le goodwill
and so where the stock Price is today , we may have to white it off ( even syntel )

about major impairment on february 29th

le problème c'est qu'il y a plus de 5 Milliards de goodwill (5154 millions au 30 juin 2023)
Pour les CaC, Atos c'est full danger, ils vont rien laisser passer.
Je pense qu'ils vont vouloir déprécier le goodwill à 100% ( au final c'est juste une écriture comptable) et ils vont mettre une réserve sur la continuité d'exploitation
 

lamaban

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Oui bien sûr, mais cela entraînerait de nouvelles difficultés (cf. Air France) que le Groupe voudra éviter, et je ne pense pas que cette solution sera retenue. Du reste, même si je suis très sceptique sur la valeur du goodwill d'Atos, je ne pense pas qu'une dépréciation à zéro serait justifiée. Un goodwill d'environ 1.5 à 2md serait pertinent et aboutirait à des FP proches de zéro.
Les tests de dépréciation se font sur la base des DCF de certaines unités génératrices de trésorerie. Il est tout à fait possible, dans une hypothèse extrême où une boîte aurait des filiales très profitables et des filiales malades, d'avoir un fcf du Groupe structurellement négatif et un goodwill qui reste élevé, du fait de la performance financière des filiales qui portent l'écart d'acquisition. C'est le cas, dans une certaine mesure, de Syntel.
 

ozymandias

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J'ai l'impression qu'ils anticipent un passage en fonds propres négatifs, ce paragraphe du call le laisse penser:

Nous réfléchissions à trois points principaux. La première était que, dans le cadre de la vente de TF à EPI, nous allions lever dans un deuxième temps des capitaux sous forme de capitaux propres. Nous allions lever environ 900 millions de capitaux propres. Et nous travaillions avec nos banques juste pour obtenir un nouveau financement d'environ un milliard d'euros et un renouvellement de nos lignes de crédit dans le futur qui nous auraient donné la capacité de faire face à toutes ces échéances que j'avais évoquées.

C'est la mode en ce moment les obligations perpétuelles en quasi fonds propres (Air France, Alstom). Pour moi c'est une option encore pire que l'AK, quand on voit les taux pratiqués actuellement.
 

fasafr

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C'est bien ça LE gros problème de ce monde sur-endetté (pas seulement d'Atos, mais tout le monde !) :
Le retour a des taux "habituels"...
Pire, ça passe par une phase de "ré-équilibrage", de compensation, donc des taux supérieurs à "habituels"...
 

map

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Je pense qu'ils vont vouloir déprécier le goodwill à 100%
Je crois que EcoAct avait été achété 40M€ et revendue 140M€. Le Goodwill dans ce cas (s'il y en avait) était justifié.

Sur Syntel il y a 2400M€ de Goodwill pour un prix payé total de 3000M€. Cela fait une valeur comptable hors Goodwill de 600M€. Hors Syntel vaut bien plus. Si on peut estimer une décote de 50%, il n'y a pas une décote de 2400M€ de Goodwill. 600M€ ont déjà été déprécié, il reste 1800M€. On peut donc estimer qu'il y a 800M€ à déprécier.

Mais ça va aller très vite. Bull a été acheté en valeur d'entreprise à 2Md€ et la plus grosse partie est dans BDS mais pas tout. Donc sur Bull il va y avoir 500M€ de Goodwill a déprécier.

En fait Breton aura acheté (financièrement parlant) 100% de merdes. Aucun coup de fusil à part EcoAct acheté par Nourdine Bihmane sous la présidence de Meunier. Les Atossiens devraient bien nous trouver une ou deux autres start up sur les 30 achétées.
 

map

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Lors de la perte de 2021 de 2950M€, je rappelle que seulement 1490M€ concernait du Goodwill :

Pour rappel DEU 2021 :

1707679332160.png
 

teemo123

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Oui bien sûr, mais cela entraînerait de nouvelles difficultés (cf. Air France) que le Groupe voudra éviter, et je ne pense pas que cette solution sera retenue. Du reste, même si je suis très sceptique sur la valeur du goodwill d'Atos, je ne pense pas qu'une dépréciation à zéro serait justifiée. Un goodwill d'environ 1.5 à 2md serait pertinent et aboutirait à des FP proches de zéro.
Les tests de dépréciation se font sur la base des DCF de certaines unités génératrices de trésorerie. Il est tout à fait possible, dans une hypothèse extrême où une boîte aurait des filiales très profitables et des filiales malades, d'avoir un fcf du Groupe structurellement négatif et un goodwill qui reste élevé, du fait de la performance financière des filiales qui portent l'écart d'acquisition. C'est le cas, dans une certaine mesure, de Syntel.
Le management va batailler pour déprécier un minimum c'est sur.
Le problème pour Atos ça va être les commissaires aux comptes, ils vont tout faire pour que ça ne leur retombe pas dessus. Donc si les dépréciations d'actifs ne leur suffisent pas, une réserve sur les comptes est tout à fait possible.
 

lamaban

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Tout à fait, je crains aussi que les CAC laissent tomber Atos pour se protéger.
Surtout que la certification sans réserve et sans alerte des comptes 2022 était, de mon point de vue, très très surprenante (zéro dépréciation en 2022, c'est tout de même incroyable)
 

map

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Membre du personnel
Tout à fait, je crains aussi que les CAC laissent tomber Atos pour se protéger.
Surtout que la certification sans réserve et sans alerte des comptes 2022 était, de mon point de vue, très très surprenante (zéro dépréciation en 2022, c'est tout de même incroyable)

Tout à fait et en plus je vais leur faire un petit courrier en ce sens et plus on le fera plus ils vont flipper.
 

keru2

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Ce qui est inquiétant c'est que les CAC comme Deloitte ni Grant Thornton ont laissé passer des informations fausses qui trompent les investisseurs.
Le recours excessif à l'affacturage et à l'affacturage inversé donne une image complètement fausse du RN donc du PER, de l'ebitda, de l'endettement et donc du leverage.
Les banques qui prête à Atos doivent l'avoir saumâtre vis à vis de ces deux CAC
Personnellement j'ai vérifié que les CAC des entreprises des actions que je possède ne soit pas Deloitte ni Grant Thornton na!.
 

ozymandias

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Les CAC ils vont passer pour des cons quoiqu'il arrive. Soit ils déprécient a minima pour minimiser l'écart avec les années précédentes, et ils s'exposent à ce qu'on les accuse de complaisance à nouveau. Soit ils lâchent complètement Atos et ça révèle un écart de fou, et ils s'exposent à ce qu'on leur demande ce qu'ils ont glandé les années d'avant.
Dans les deux cas ils ont participé à l'escroquerie générale. La seconde option me parait plus probable.
 

map

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Parce qu'une classe action contre Deloitte ça va pas leur faire de la pub. Un petit Enron.
 

lamaban

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Oui CosmicGate, c’est le gros défaut de la méthode des DCF (à titre personnel je serais favorable à un retour à l’ancienne méthode de l’amortissement du goodwill sur 20 ans).
Maintenant, même avec des tests de dépréciations très subjectifs, après 3 années de perte abyssale, je pense qu’on aura du mal à gober un business plan trop généreux.
Si les hypothèses du BP qui a servi aux impairment test de l’année dernière étaient les mêmes que celles du CMD de juin 2023 en termes de génération de trésorerie, il va falloir s’expliquer un peu sur l’écart par rapport aux performances financières actuelles…
Surtout que les CAC savent qu’une action en responsabilité les attend au tournant.
Et que la dépréciation du goodwill est loin d’être le seul sujet
 
20 ans je trouve ça bien long, surtout pour de l'IT mais à la limite pourquoi pas... c'est toujours mieux que rien. Après la méthode des DCF n'a rien de nouvelle non plus.
 

lamaban

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Oui 20 ans ou moins ce n’est pas le problème central à mon avis.
Le problème central c’est qu’on est passé d’un modèle d’amortissement automatique à un modèle de dépréciation avec impairment tests fondés sur la méthode des DCF, elle même fondée sur des business plan dont les CAC n’ont, concrètement, pas les capacités de vérifier les hypothèses de base.
Ce qui signifie très concrètement que, pour 80% des sociétés cotées, les fonds propres ne veulent presque rien dire.
 

keru2

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A 2.53 le price to book est de 0.09, cela veut dire que le marché estime que Atos vaut 9% de ce que disent les CAC.
Ce n'est pas commun.
 

wyoui

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Je ne suis pas d'accord avec cette estimation.

Atos vaut 9% de ses actifs, PLUS la dette. Donc, à 250 M€ de valeur boursière, elle est autour de 2.7 Md€ (avec les derniers chiffres officiels de la dette nette, on verra le 29/02).

Atos est donc pricé à environ 0.25xCA, encore beaucoup trop pour une boîte à FCF négatif sur-endettée.

Voilà pourquoi la dilution paraît inévitable : c'est un mécanisme "naturel" de la bourse qui se met en place quand une valeur négative du titre devrait être observée. Mais comme on ne peut pas avoir de valorisation boursière négative, le mécanisme doit se mettre en route pour donner une VE cohérente.
 
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