2024

loser62

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on entame l'année avec ses incertitudes : baisse des taux d'intérêt , pas avant mars , marc fiorentino est formel , mon avis : sur un décrochage du luxe on pourrait bien retrouver un cac sous 7000 et le décrochage me semble plus que probable ,
le luxe avait un coté valeur refuge ( j'achete une roro ou un birkin et je revendrai plus cher ) qui pourrait bien revenir à la réalité
 
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loser62

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Par Thomas Planell, gérant chez DNCA Finance
En 2024, plus de 150 baisses de taux nous attendent autour du globe
Au total, autour de la planète, plus de 150 baisses de taux directeur de banques centrales pourraient se succéder en 2024. Les marchés, extatiques ont terminé 2023 sur des performances élevées. Les taux américains à 10 ans ont plongé sous les 4% entraînant les actifs les plus sensibles : les petites et moyennes capitalisations aux Etats-Unis (Russell 2000) et en Europe (Stoxx Europe Small & Mid Caps) s'adjugent respectivement 20% et 15% contre 10% pour les actions des sociétés de grande capitalisation, les véhicules immobiliers cotés aux Etats-Unis grimpent de 24%, l'ETF1 ARKK Innovation rebondit de 52%, le MSCI Emerging Markets ex-China engrange 14%. Seule la Chine, à contre-courant, restent dans les limbes des performances boursières.

En novembre, les prix à la consommation en Chine ont baissé à leur rythme le plus fort depuis trois ans (-0,5%), emboîtant le pas aux prix à la production (-3% en rythme annualisé). Le pays le plus peuplé de la planète tutoie presque la déflation. Pour compenser l'effondrement immobilier et le repli de la consommation domestique, la Chine investit dans les énergies renouvelables et joue la carte des exportations à bas prix. La manufacture du monde ouvre les soldes pour soutenir les volumes exportés qui dépassent en effet les attentes.

L'enjeu de cet acharnement à exporter à prix bas des produits électroniques, de véhicules électriques, des panneaux photovoltaïques et des matériaux de construction est le salut à court terme des 5% de croissance ciblés par le parti. En un mot, la Chine relance le dumping2 et exporte de la désinflation vers ses principaux partenaires commerciaux.

Un phénomène plutôt bienvenu pour ses partenaires commerciaux qui ont hâte de tirer un trait sur les politiques monétaires restrictives, synonymes notamment en Asie du Sud-Est et surtout en Amérique latine de croissance sous pression. Les Etats-Unis quant à eux profitent d'une économie résiliente au regard de l'action de la Banque centrale américaine (Fed) : 8,9% de croissance nominale au troisième trimestre ! Certes, la détérioration de l'indice des surprises économiques de Citigroup est clairement visible. Mais à la suite du discours accommodant de Jay Powell3, les ventes au détail, largement meilleures que prévues et les inscriptions au chômage en dessous des attentes semblaient ôter au Président l'argument d'un risque de récession pour justifier sa posture.

Si la Fed semble désormais suivre un process réglé comme du papier à musique (taux réels contre anticipations d'inflation), la Banque centrale européenne (BCE) joue toujours la même partition improvisée, et ne cède pas aux langueurs des violons de la baisse des taux. L'éventualité n'a même pas été abordée par le Conseil, tranche Christine Lagarde4, qui reste dépendante aux données...

Sachant que comme l'admet l'institution, l'inflation en Zone Euro continue de céder rapidement du terrain (2,9% en novembre contre 3,6% en rythme annualisé pour la mesure core).

Si la BCE peut paraître en retard, que dire de la Banque du Japon qui songe à peine à s'aventurer hors du Tokaido des taux d'intérêts négatifs ? Ce "sentier de la mer de l'est" que semblent avoir définitivement quitté les pays du soleil couchant…

Quand bien même l'heure du pivot est arrivée, il faudra donc raison garder et savoir tempérer l'excitation des marchés, qui anticipent déjà six baisses de taux de la Fed en 2024.
 

loser62

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L'enjeu de cet acharnement à exporter à prix bas des produits électroniques, de véhicules électriques, des panneaux photovoltaïques et des matériaux de construction est le salut à court terme des 5% de croissance ciblés par le parti. En un mot, la Chine relance le dumping2 et exporte de la désinflation vers ses principaux partenaires commerciaux.

et le site "temu" propose des articles à des prix à tomber à la renverse sur le cul
 

loser62

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grosso modo , Laurens Lafont voyait plutôt une porte de sortie dans la hausse de fin d'année , un autre sur boursorama disait qu'on allait avoir des points d'entrée plus intéressants que maintenant . la video :
 

loser62

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Je vous "copie-colle" ici ce que je reçois de Degiro
Perspectives pour 2024
Certains des plus grands acteurs du secteur ont fait part de leurs attentes pour l’année à venir. Comme tu peux le constater, les avis sont partagés. Mais de manière générale, la récession fait parler d’elle, la baisse de l’inflation et la baisse des taux d’intérêt deviendront un sujet incontournable, les actions pourraient afficher des gains moindres par rapport à l’année dernière et l’IA est désormais bien établie.

Inflation et taux d’intérêt​

Morgan Stanley​

« Nous prévoyons que la Fed et la BCE procèdent toutes les deux à leur première baisse de taux en juin, contribuant ainsi à gérer une baisse de la croissance et de l’inflation. »

Citi​

« En Europe, la baisse de l’inflation met la BCE sous la pression du marché pour qu’elle envisage des baisses de taux anticipées, bien que les intervenants aient repoussé l’idée jusqu’ici. Nous prévoyons une première baisse de 25 points de base en juin et un resserrement quantitatif accéléré dans l’intervalle. »

Récession​

Deutsche Bank​

« Nous pensons qu’une légère récession a déjà commencé [en Europe] et que l’inflation retombera à 2 % d’ici fin 2024, déclenchant des réductions de taux de la BCE à partir du milieu de l’année. Cependant, nous nous attendons à une reprise de la croissance qui ralentira le rythme des réductions de la BCE. »

JP Morgan​

« JPMorgan Research ne voit qu’un risque modeste que l’économie mondiale entre en récession à court terme, mais prévoit la fin de l’expansion mondiale pour le milieu de l’année 2025. »

Actions​

Morgan Stanley​

« Nos rendements attendus pour les 12 prochains mois sur les principaux marchés d’actions sont confortablement positifs. Nous prévoyons un rendement total de 4,7 % pour les États-Unis et de 4,4 % pour l’Europe. »

Pictet Asset Management​

« Même avec un rebond plus tard dans l’année, nous prévoyons des rendements d’environ 5 % pour l’année, en baisse par rapport aux deux chiffres de 2023. Les valorisations des actions étant déprimées dans la zone monétaire unique, les actions européennes ont de bonnes chances de surperformer au cours de l’année à venir. »

IA​

Charles Schwab​

« Les actions liées à l’IA pourraient bénéficier d’une augmentation des investissements en capital et constituer une opportunité pour les investisseurs, car les entreprises cherchent à améliorer leurs processus commerciaux. Mais la diversification des portefeuilles reste importante compte tenu de la volatilité accrue qui accompagne souvent les nouvelles technologies. »

Goldman Sachs Asset Management​

« Les semi-conducteurs, la cybersécurité et la santé sont des domaines à surveiller à mesure que l’IA transforme les industries. La capacité à savoir repérer les gagnants probables de demain est cruciale à une époque où la dispersion entre les sociétés de croissance de haute et de basse qualité est importante. »

Source : Bloomberg​

 

loser62

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Par Thomas Planell, gérant chez DNCA Finance
Quelles classes d'actifs pour 2024 ?
Il fallait donc être investi en actions en 2023. Prenant le contrepied des économistes hantés par le risque de récession, l'économie mondiale s'est montrée résiliente dans son ralentissement. Les entreprises sont parvenues à délivrer des marges records en passant les hausses de prix depuis deux ans. La stimulation budgétaire publique est restée forte, la liquidité globale s'est moins tarie que prévue et la consommation a été soutenue par la hausse des salaires. En un mot, c'est moins l'économie que l'inflation qui a fini par être l'objet d'un hard landing1.

Loin devant les obligations d'Etat (+4,2% pour l'indice Bloomberg Global Aggregate Treasuries), le crédit Investment Grade2 (+9,6% pour l'indice Bloomberg Global Aggregate Corporate) et High Yield3 (+14% pour le Bloomberg Global High Yield Index), l'indice MSCI World4 progresse de plus de 20% en 2023. C'est la meilleure performance des actions globales depuis 1999.

Au niveau mondial, le style croissance5 fait mieux que la value6 (+25% en relatif) une performance relative en repli par rapport à 2020, mais supérieure à la bulle des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication des années 2000… En clair, sur les marchés mondiaux la croissance a livré en 2023 son second plus beau millésime depuis 50 ans… accentuant les inégalités entre les segments de marché : le Nasdaq7 réalise sa plus belle performance depuis 1999 (+54%), le S&P007 autrement connu sous le nom du club des "Magnificent Seven8" croît de 107%...

Contrairement aux actions chinoises qui campent toujours à leur plus bas niveau depuis mi 2020. Même le vieillissant Japon est à la fête. Il pourrait peut-être en finir avec la déflation9 qu'il traine tel un boulet au pied depuis l'éclatement de la bulle des années 1990…

Après ces belles performances, face à la pluralité de scénarios macro-économiques, quel chemin les investisseurs devront il emprunter pour atteindre les hauteurs de rendements qui rémunèrent correctement le risque pris ?

Sur le parcours, des risques de crevasses ou d'éboulis sont possibles. L'Europe est dans une situation de stagnation10 fragile qu'un ralentissement trop marqué en Chine aggraverait. Les risques géopolitiques et climatiques peuvent relancer l'inflation des matières premières. Tandis que le bal des élections (40% de la population mondiale se rendra aux urnes en 2024) a commencé sous le signe rassurant (pour l’instant) de la continuité et de la modération avec la troisième victoire du parti démocratique progressiste taïwanais.
Outre ces risques exogènes, les investisseurs devront apprendre à se détourner des sentiers bondés où valorisations excessives et mépris des risques peuvent déclencher des effets paniques de foules.

C'est notamment le cas sur le marché américain qui, sur la base d'attentes de résultats toujours très fortes (+12% l'an prochain) affiche une prime de risque de seulement 0,5% (S&P50011) : un plus bas depuis 10 ans !

Les actions européennes pourraient représenter une poche de valeur : les attentes de résultats (+7%) sont plus prudentes qu’aux Etats-Unis, et la prime de risque servie est supérieure à 5%, ce qui offre un amortisseur de valorisation jugé attractif par rapport aux actions américaines. Parmi les actifs massacrés en 2023 figurent les petites et moyennes capitalisations (small caps). A l'échelle globale, les small caps clôturent leur pire exercice depuis 2007, accumulant 5 années sur 6 de sous-performance et un niveau de décote historique.

D'un point de vue de leur valorisation intrinsèque, les matières premières (-13% pour le Bloomberg Commodity Index en 2023), ne reflètent pas encore le risque d'une récession. Néanmoins, leur écart de performance par rapport aux actifs risqués est historique (le pire depuis 1998) et semble davantage incorporer la réalité du ralentissement économique mondial.

En 2023, les obligations convertibles12 ont livré de solides performances, avec un intérêt marqué en Europe pour ce type d’instruments qui a concentré près d’un tiers des volumes d’émissions du marché primaire d’actions en France. Pour l’investisseur, l’intérêt des convertibles découle notamment de leur profil hybride, à mi-chemin entre obligation et action. Elle permet au porteur de participer substantiellement à la hausse du marché actions tout en en limitant l’amplitude de la baisse, grâce à l’amortisseur fourni par leur plancher obligataire.
 

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